OS ~ La Malédiction des Druides

 « Je l'ai vu de mes propres yeux ! C'était un monstre avec le corps d'un lion mais la tête d'un aigle ! Il avait même des oreilles de cheval ! Il était énorme et était rouge sang et noir ! C'est l'½uvre de Satan ! Il faut tous fuir, il reviendra prendre une autre âme ! »
Naruto ~ Fantasy ~ "Policier" ~ Mystère ~ UA ~ +13
 
    
          Il était une fois une jeune femme à la chevelure rousse et à la peau mate. Née à Kumo, la jeune femme avait dû vivre cachée toute son enfance. A cette époque, les cheveux roux étaient signe du diable et de sorcellerie. L'ancienne religion, la magie, était en voie de disparition et se devait de disparaître. Pendant des dizaines d'années la sorcellerie n'avait apporté que malheur et désolation sur le royaume de Kumo et le roi avait mis en place la grande Purge.
          
          Toutes les personnes plus ou moins proches de la magie avaient été brûlées vifs ou noyées. Le roi avait traqué les magiciens, les druides, les sorciers et même les dresseurs de dragon dans tout le pays. Certains s'étaient réfugiés chez des proches, des amis, de la famille... Ils avaient tous péri. Ceux qui protégeaient des êtres magiques étaient passible de la même peine. Les derniers survivants avaient dû fuir loin du pays de la Foudre. Ce fut de longues années funestes et sanguinaires.
          
          Le roi suivant avait un autre regard sur la magie. Cela faisait des années qu'elle ne subsistait que très faiblement. Certains mages l'avaient même aidé à sauver son peuple. La guerre contre la magie avait pris fin dans le royaume. Cet armistice était officiellement reconnu et les créatures magiques pouvaient se mouvoir sans risque.
          
          La jeune femme avait alors atteint ses vingt-quatre ans lorsque la magie avait été reconnue comme bienfaisante. Ses cheveux flamboyants n'étaient alors plus un problème, mais elle ne se séparait pas de sa longue cape recouvrant son visage. Elle s'était toujours cachée et continuait de le faire ainsi. Pourtant aucune once de magie ne parcourrait ses veines, ni celles de ses parents, de simples paysans qui avaient travaillés pour le roi-père de nombreuses années.
          
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          « A gauche ou à droite ? demanda-t-elle. »
          
          La jeune femme pencha la tête vers la petite fille à ses côtés. Celle-ci tirait sur sa longue cape pour attirer l'attention de la femme afin qu'elle voit la direction qu'elle pointait avec son autre main. Cela faisait des heures qu'elles marchaient dans la forêt de Happa et la fatigue se faisait ressentir. Portant la mère de la petite fille sur son dos, l'héroïne commençait à n'en plus pouvoir mais leur destination était proche.
          
          « Karui, vous pouvez me poser vous avez l'air fatiguée mademoiselle, dit la vielle femme.
-          Ne vous en faites pas, nous y sommes presque il me semble, répondit Karui. Et puis, un peu d'exercices ça fait du bien ! »
           
          L'enthousiasme de Karui était presque sa marque de fabrique. Franche et déterminée depuis son plus jeune âge, rien ne pouvait la faire reculer.  Dans ce monde où la femme était vue comme une simple nourricière ou lavandière, elle était une aventurière. Elle parcourait les forêts depuis son seizième anniversaire sans aucune crainte. Elle savait se battre, chasser et pister n'importe qui ou n'importe quoi. Elle pouvait escalader des montagnes juste pour admirer la vue ou encore sauter dans la mer du haut d'une falaise pour sentir l'adrénaline parcourir ses veines. Ses parents avaient essayé de la recadrer enfant, de la marier adolescente mais maintenant qu'elle était adulte, ils la laissaient faire ce qu'elle voulait. La vielle dame sur son dos n'insista pas plus elle non plus, comprenant que la jeune femme ne la laisserait pas descendre. Karui reprit donc sa marche  jusqu'à Konoha, le royaume de ses deux compagnons d'infortunes.
          
          La rousse avait rencontré cette mère et sa fille dans la forêt, perdues, aux prises avec des brigands. Elle n'avait pas réfléchi et s'était lancée dans la bagarre. Les trois voyous qui avaient pris pour cible deux villageoises faibles et sans défenses prirent leur jambe à leur cou lorsqu'ils virent la lame étincelante que la jeune femme tenait entre ses mains. Il s'agissait d'une longue épée d'argent au manche gravé d'éclairs et au fourreau pourpre qu'elle avait reçu pour son quinzième anniversaire par son ami forgeron, Darui. Depuis elle n'avait jamais lâché cette fine lame et n'appréciait aucunes autres armes pour les combats. Elle avait une valeur trop forte à ses yeux pour la délaisser. En ce moment le fourreau l'aider à transporter la dame sur son dos.
          
          Plus elles avancèrent et plus Karui reconnaissait le chemin qu'elle avait déjà arpenté plusieurs fois auparavant. Elle s'engagea sans mal sur le chemin menant au Royaume de la feuille. Lorsque les premières maisons furent en vue, la petite fille se précipita vers son habitat, ouvrant la marche à la jeune femme. Karui suivit doucement sous le regard des paysans autour d'elle.
          
          Ils semblaient tous méfiant avec leur regard en coin. D'autres que la curiosité avait mené jusqu'à l'étrangère partaient en courant une fois l'avoir vu. Etait-ce le fait qu'elle se cachait qui les faisait fuir ou allaient-ils chercher le médecin, elle n'en avait aucune idée et s'en fichait. Elle pénétra dans la petite maison en bois de la vielle femme qui n'était constitué que d'une seule et même pièce.
          
          La rousse déposa la vielle femme dans le lit accolé contre le mur et remonta le drap jusqu'à son cou. Elle parcourut la maison des yeux à la recherche de ce qui pourrait lui être utile. Elle trouva un vêtement posé négligemment sur l'un des trois chaises irrégulières qui entouraient la table en bois qui trônait au centre de la pièce. Elle le prit et le plia avant de le passer sous le cou de la mère afin de rehausser sa tête. Assise sur le lit, elle se pencha sur la blessée afin de prendre sa température. Son front était chaud, la blessure qu'elle avait eue à la jambe avait dû s'infecter. Il lui fallait de l'eau claire et le médecin.
          
          « Tiens ! dit la petite fille en apportant la cruche d'eau qu'elle était allée remplir au puit. Je vais chercher le médecin. »
          
          La jeune femme trempa le premier bout de tissu qu'elle trouva dans l'eau fraîche et épongea la souffrante. Voyant que celle-ci commençait à tourner de l'½il, elle décida de lui parler afin de la maintenir éveillé.
           
          « Elle est débrouillarde votre petite fille, un vrai petit bout de femme, n'est-ce pas ?
-          Haha, rigola la femme avant de partir dans une quinte de toux. Oui, elle est parfaite, elle est magique... réussit-elle à dire.
-          Et vous vivez dans une très jolie ville, continua Karui en regardant par l'unique fenêtre de la maison.
-          Je suis née ici, déclara la vielle dame, et je mourrais ici...
-          Ne dites pas ça voyons ! Vous n'allez pas mourir, votre fille est partie chercher le médecin et en un rien de temps vous serez remise sur pied ! s'empressa de dire Karui.
-          Je suis vielle vous savez... se résigna la dame. Si je venais à mourir... Je vous en prie prenez ma fille avec vous s'il vous plait. Konan n'a plus que moi et elle serait laissée à l'abandon et... »
          
          Les larmes commencèrent à dévaler les joues creusées de la malade. Karui était déstabilisée et ne savait pas quoi dire, quoi faire pour la soulager. Elle prit donc ses mains entre les siennes et lui offrit la seule chose qu'elle possédait : son sourire.
           
          « Je vous le promets, mais croyez-moi vous pourrez profiter de votre petite Konan pendant encore de très longues années, promit-elle. »
          
          Les yeux de la vieille femme se fermèrent et Karui sentit les mains lourdes et ridées tomber inexorablement sur la poitrine à peine soulevée de la dame. Elle crut la fin arrivée. Mais la faible respiration lui donnait une lueur d'espoir. Konan arriva avec le médecin quelques secondes plus tard et l'homme d'un certain âge à la chevelure grisonnante demanda à Karui de sortir le temps de promulguer les soins. Assise devant la porte avec Konan, Karui attendait en regardant les paysans passaient et travaillaient devant elle.
          
          Toujours sous sa capuche, elle remarqua qu'ici la magie semblait avoir repris son droit petit à petit. Une diseuse d'aventure allait de passant en passant en lisant les lignes de leurs mains alors qu'un homme d'une trentaine d'années essayait de vendre des herbes pour quelques potions qu'il soit. Quant au médecin, il lui avait surement demandé de sortir pour exercer de la magie. Un fin sourire se dessina sur ses lèvres : elle aurait aimé être une vraie magicienne elle aussi et pouvoir faire profiter de ses talents à n'importe qui.          
          
          « Tes cheveux sont rouges, dit alors la petite fille à ses côtés, surprenant Karui.
-          Ah ça, oui ! dit-elle en enfilant la mèche qui s'était échappée de sa capuche. C'est un secret d'accord, sourit-elle.
-          Tu es une sorcière alors ? continua la petite fille.
-          Tu es bien curieuse dit donc, je pourrais te jeter un mauvais sort pour ça ! s'amusa la rousse.
-          Tu peux sauver ma maman avec ta magie ? »
           
          Le sourire de la rousse s'évanouit face au visage plein d'espoir de la petite Konan. Non, elle ne pouvait pas sauver sa mère, ni même personne d'autre. Elle n'avait que des cheveux roux. Quelques années auparavant elle aurait été condamnée pour sorcellerie à cause de cela, mais ce n'était pas le cas. Le rouge de ses cheveux n'avait rien à voir avec le diable.
          
          Attendrie par la détresse de la petite fille, elle caressa doucement sa joue de porcelaine pour la réconforter. Elle chercha ses mots quelques instants.
          
          « Je n'ai pas de pouvoir magique comme le raconte les contes et les légendes. Ces cheveux roux ne sont pas le signe du satanisme. Je suis née comme cela, sans pouvoir. Tout ce que je sais faire c'est m'orienter dans une forêt et me battre contre des scélérats. Je ne peux guérir ta mère malheureusement, j'en suis vraiment navrée. Sache que si j'avais une quelconque connaissance, je l'utiliserais pour la soigner.
-          Alors ma maman va mourir ? demanda Konan, la voix vacillante et les yeux remplis de larme.
-          Non, le médecin est en train de la soigner ma chérie. »
          
          Karui ne put s'empêcher de prendre l'enfant dans ses bras et de lui caresser les cheveux pendant qu'elle déversait ses larmes. Elle ne pouvait rien faire d'autre que lui offrir une épaule pour pleurer et une étreinte pour aller mieux. Il fallait attendre que le médecin finisse pour savoir si la mère de cette enfant allait survivre. Elle l'espérait sincèrement.
          
          C'est d'ailleurs après une dizaine de minutes que le médecin sortit de la maison en refermant la porte derrière lui. Konan s'était endormie sur les genoux de Karui, fatiguée par les émotions. Celle-ci releva la tête à l'approche de l'homme qui lui expliqua que la potion devrait faire baisser la fièvre et qu'il ne pouvait plus rien faire pour aujourd'hui. La vielle dame devait se reposer pour le reste de la journée, quant à savoir si elle survivra, seul l'avenir pourra le dire. Karui remercia l'homme et porta la petite fille jusque dans le lit de sa mère. Elle épongea le front de la dame une nouvelle fois et s'installa sur l'une des chaises, attendant le réveil de l'une ou l'autre de ses hôtes.
          
~.~.~
          
          Le lendemain matin, Karui fut réveillée par la petite Konan qui la secouait vigoureusement. Elle se redressa immédiatement, prise sur le fait de dormir alors qu'elle devait veiller sur la maison. Une fois s'être rappelée du lieu où elle se trouvait, et s'être maudite pour s'être endormie, elle prêta attention à Konan.
          
-          « Madame, ma maman va mal.
-          Qu-quoi ? s'étonna Karui. La fièvre n'est pas tombée ? »
          
          Konan fit non de la tête alors que la rousse allait au chevet de la vieille dame. Toujours endormie, celle-ci semblait avoir un sommeil agité marqué par son visage qui se cessait de se crisper. Karui posa sa main sur son front et remarqua que celui-ci était encore plus chaud que la veille. Elle voulut rafraichir la souffrante, mais il n'y avait plus d'eau. Il fallait aussi appeler le médecin.
           
          « Konan, est-ce que tu veux bien aller chercher de l'eau au puit pendant que je ramène le médecin ? Tu te dépêches et ensuite tu rafraichies ta mère d'accord ? Surtout tu m'attends là et même si je tarde à revenir tu restes auprès d'elle au cas où elle se réveille, c'est compris ? »
          
          La petite fille acquiesça et fila rapidement dehors pour aller chercher de l'eau. Regrettant une minute de laisser la malade seule, Karui sortit elle aussi de la maisonnette afin de partir à la recherche du médecin de la cour. Elle remarqua que le village était très calme, les rues étaient presque vides d'ailleurs alors que le soleil brillait déjà depuis quelques heures.
          
          Alors qu'elle arpentait les rues, elle remarqua un attroupement d'hommes et de femmes dans un coin. Intriguée, elle s'en approcha jusqu'à entendre les divagations d'un fou.
          
          « Je l'ai vu de mes propres yeux ! C'était un monstre avec le corps d'un lion mais le haut et les ailes d'un aigle ! Il avait même des oreilles de cheval ! Il était énorme et était rouge sang et noir ! C'est l'½uvre de Satan ! Il faut tous fuir, il reviendra prendre une autre âme ! »
          
          Les gens du village ne prêtaient pas attention à ses sornettes et préféraient essayer d'entendre les murmures du médecin. Karui arriva devant le corps inanimé et ensanglanté. Il y avait des zébrures sur tout le thorax comme si un animal gigantesque avait griffé le malheureux. Entouré d'une mare de sang, le cadavre était défiguré. Elle ne connaissait aucun animal capable de faire de tels actes et pourtant elle en avait vu un bon nombre.
          
          Soudain la foule se fendit en deux pour laisser apparaitre un jeune homme blond suivit par deux gardes et un vieil homme aux longs cheveux blancs et au maquillage étrange sur le visage. Tous s'inclinèrent devant les nouveaux venus qui n'y prêtèrent aucune attention. Le blond aux yeux turquoises interpella le médecin.
          
          « Que s'est-il passé Kakashi ? demanda-t-il.
-          Une créature mystérieuse à tuer ce pauvre malheureux, sir.
-          Une créature mystérieuse ? Qui ?
-          Je ne saurais dire, mais ça sent la magie seigneur. Je ne connais aucun animal capable de faire de tel ravage.
-          C'est le monstre au corps de lion et à la tête d'aigle ! C'est le monstre ! Il va revenir nous tuer tous ! intervint le fou en empoignant le prince. »
          
          Les gardes s'interposèrent directement entre leur seigneur et le paysan pour l'empoigner chacun d'un côté et l'éloigner de la foule et du souverain. L'homme blond semblait soucieux de cette nouvelle. Un monstre mythique n'allait pas être aisé à battre, surtout sans le connaitre. Karui observait la scène à quelques pas de là et elle aussi réfléchissait à cette bête. Plus elle y réfléchissait et plus le descriptif lui disait quelque chose.
          
          « Un griffon ! fit-elle après quelques secondes. C'est un griffon l'animal avec un corps de lion et un buste d'aigle ! »
          
          Tous les regards convergèrent vers elle. Elle ne s'était pas rendu compte qu'elle avait parlé à voix haute. Sa première réaction fut de sourire pour faire passer son malaise. Mais ça ne fonctionna pas. Le prince s'avança vers elle d'un air déterminé.
          
          « Vous connaissez cette créature ? demanda-t-il.
-          Dans mon pays, c'est une légende qu'on raconte aux enfants pour qu'ils ne sortent pas la nuit. Les griffons sont des créatures mi oiseau, mi lion avec des oreilles de cheval qui vivent près de gisement d'or. Ils ne sont actifs que la nuit et ils tuent tous ceux qui sont en travers de leur or. Mais... Ce ne sont que des légendes, je n'en ai jamais vu en vrai, expliqua la jeune femme.
-          Comment les tuer ? insista le prince.
-          Hum... »
           
          Karui réfléchit de nouveau à la recherche de ses vieux souvenirs d'enfance. Elle adorait les histoires qui parlaient de magie, se sentant ainsi plus proche d'eux qu'avec cette simple chevelure. Elle ne cessait de réclamer ses histoires à sa mère mais elle s'endormait toujours avant la fin. Elle rêvait de voler sur le dos d'un griffon ou encore de parcourir la forêt avec des centaures. Elle ne voulait pas les tuer lorsqu'elle était jeune. Et encore aujourd'hui elle ne le voulait pas spécialement.
           
          « Je crois que les armes fonctionnent, mais je ne me rappelle plus vraiment, finit-elle par dire.
-          Où peut-on les trouver ? Que mange-t-il ? continua avidement le blond. Non attendez ! Suivez-moi ! »
           
          Il ne laissa pas le choix à Karui et lui empoigna le bras avant de se mettre à marcher jusqu'au château. La rousse voulut se débattre, elle n'avait pas de temps à consacrer au griffon, ni au prince, la mère de Konan était mourante et l'enfant devait l'attendre impatiemment. Elle devait ramener le médecin dans la petite maison de bois. Mais rien n'y fit, ni ses dires, ni ses coups, le prince continuait d'avancer.
           
          « Ecoutez-moi ! La vielle femme est mourante, il faut vraiment lui porter secours ! Je vous aiderais après sans problème mais il faut la soigner !
-          Perdre une vie pour en sauver des millions et beaucoup plus important ! Nous devons chasser ce monstre avant qu'il ne revienne. »
           
          La jeune femme resta bouche bée face à une telle révélation. Il préférait laisser mourir l'un de ses sujets au profit d'une hypothétique nouvelle attaque de griffon. Dans le royaume de Kumo les choses ne se passaient pas ainsi. Le roi, son frère et même le prince faisait tout pour chaque membre de leur royaume. Elle se souvenait d'une fois où la mère de son ami Omoï était souffrante mais n'avait pas assez d'argent pour payer le médecin. Le roi avait avancé l'argent alors qu'il n'avait aucun lien entre lui et la famille d'Omoï. Ici les choses ne semblaient pas se passer ainsi. Ca attrista la rousse.
          
          Voyant que Karui ne lui opposait plus de résistance, le prince recommença à marcher jusqu'au château qui n'était plus qu'à quelques pas. Une fois à l'intérieur, il se dirigea vers la salle du conseil avec la jeune femme et y entra sans en avoir l'autorisation. Karui se retrouva au centre de l'intention sans savoir comment se comporter.
          
          Dans la salle se trouvait cinq personnes. Au centre, assis sur une chaise en bois sculpté face à une longue table pouvant accueillir facilement six personnes de chaque côté se tenait un homme à la chevelure blonde et aux yeux bleus. Même sans sa couronne incrustée de saphirs, la jeune étrangère aurait deviné qu'il s'agissait du père du prince tant la ressemblance était frappante. A sa droite se tenait une femme aux cheveux aussi rouges que les siens ornés d'un fin diadème d'or : la reine surement.
          
          Karui la dévisagea quelques minutes tant sa beauté était frappante. Les cheveux roux sur sa peau blanche et ses yeux en amandes semblaient ceux d'une poupée trop parfaite pour exister. Mais ce qui surprenait surtout la jeune femme s'était que la reine était rousse. Etait-elle porteuse de magie ? Cette couleur était-t-elle un fardeau ici aussi ? A-t-elle dû fuir et se cacher comme elle-même avait dû le faire pour survivre ? Comment pouvait-elle être reine ? Tant de questions se bousculaient dans sa tête qu'elle ne prêta pas attention aux trois autres personnes, les conseillers du roi. Elle resta en admiration devant la reine. Elle en oublia même la vieille dame mourante, le corps ensanglanté, le griffon et où elle se trouvait.
           
          « Naruto, pour quelle raison interromps-tu le conseil ? demanda le roi d'une voix clair et forte.
-          Il y a eu un mort dans la ville base père, commença le prince.
-          Il y a des morts tous les jours, Naruto. En quoi celui-ci est différent des autres ?
-          C'est un griffon qui l'a tué d'après cette fille ! Kakashi, notre médecin, à appuyer ses dires, n'est-ce pas Jiraya ? déclara Naruto en se tournant vers la vielle personne qui l'avait suivi jusqu'au village.
-          C'est exact majesté, approuva celui-ci.
-          Et qui est cette jeune fille ? demanda la reine.
-          Elle connait les griffons, elle nous sera importante pour le combattre, déclara Naruto.
-         Qu-quoi ? Non, je vous ai suivi parce que je n'avais pas le choix mais je refuse de combattre cette créature, intervint Karui.
-          Savez-vous à qui vous oser manquer de respect ?! s'irrita le prince, imbus de sa personne.
-          A un prince qui préfère emmener une parfaite étrangère dans son château pour lui délivrer des informations que de demander au médecin d'aller soigner une vieille femme mourante de son propre royaume ! le défia-t-elle. »
          
          Un silence se fit dans la salle du conseil tant par la révélation de Karui que par le fait qu'elle ose s'adresser ainsi au prince héritier du royaume. C'est un rire cristallin qui rompit le silence. Celui de la reine.
           
          « Jiraya va donc prévenir le médecin et allez soigner cette dame, dépêchez-vous s'il vous plait, déclara-t-elle. Quant à vous jeune fille, avec ce franc parlé vous ne pouvait qu'être originaire de Kumo. Vous me rappelez une certaine personne qui a tenu à peu près les mêmes propos au prince de Konoha, dit-elle avec un tendre regard envers son mari. Enlevez donc votre cape et installez-vous. Peut-être voulez-vous boire ou manger quelques choses ? l'accueillit chaleureusement la reine. Quant à vous messieurs, s'adressa-t-elle au trois conseiller, nous reprendrons tout cela plus tard, il n'y a pas d'urgence.
-          Bien ma dame, répondirent-ils en ch½ur tout en s'inclinant avant de sortir de la salle pour ne laisser que la famille royale et Karui. »
          
          Cette dernière ne savait pas vraiment comment réagir face à cet accueil, ni face à ses personnes. Cependant, elle se doutait qu'elle ne pouvait pas désobéir à la reine au sein de son propre château. Elle décida alors, avec une certaine réticence, d'enlever sa capuche pour dévoiler sa chevelure pourpre aux yeux de tous. Elle ne se souvenait même plus la dernière fois où une personne étrangère à elle avait pu voir ses cheveux... Son premier réflexe fut donc de regarder un à un ses interlocuteurs afin de constater leur réaction. Les yeux de la reine s'émerveillèrent et un sourire naquit sur ses lèvres comme si elle était heureuse de rencontrer une rousse. Le roi, quant à lui, ne semblait pas surpris ou effrayé, il gardait le même visage bienveillant qu'il n'avait pas lâché depuis son entrée. Et enfin Naruto, le prince, posa la main sur la garde de son épée, près à dégainer au moindre problème. Il avait conscience de la magie, de ce que cette chevelure impliquait et de ce qui pouvait résulter d'une telle présence magique au sein même du château.
           
          « Une petite sorcière, sourit la reine, ou bien une simple rousse comme moi.
-          C'est la deuxième option majesté, je n'ai aucun pouvoir magique, répondit doucement Karui, respectueuse du rang de la femme face à elle.
-          C'est ce que tu dis, murmura Naruto sans que ses parents ne l'entendent.
-          Alors, un griffon c'est ça ? Qu'est-ce ? demanda le roi.
-          Une créature avec l'arrière train d'un lion, le buste et les ailes d'un aigle et des oreilles de cheval. C'est une créature légendaire, expliqua Karui.
-          Pas si légendaire que cela. Un villageois a vu ce monstre et un autre en est mort. Il faut le tuer et pour cela, mademoiselle, vous devez nous dire tout ce que vous savez.
-          Je vous ai déjà tout dit. Ce sont des contes pour enfant, il n'y a rien de vraiment sure. »
           
          Naruto continua d'interroger la jeune femme afin de récolter le plus d'informations possibles, puis il envoya Jiraya, lorsqu'il fut revenu de la ville basse, dans la bibliothèque du palais afin de trouver tout ce qui mentionnait la présence et l'existence de cette bête mythique. Puis, avec son père, ils recoupèrent des plans et cartes du royaume afin de découvrir les gisements d'or les plus proches afin de mener des explorations.
          
          La nuit vint rapidement et une troupe de dix chevaliers entouraient le prince, prêts pour affronter le monstre s'il revenait. Armés de lances, d'épées et de flèches, ils étaient prêts à tout pour qu'aucun autres villageois ne meure. Karui avait voulu retourner dans la maison de Konan une fois qu'elle eut tout dit au roi, mais le prince l'obligea à rester dans le château, lui offrant une chambre afin de la tenir à l'½il. Karui s'endormit alors loin de la petite fille qui devait l'attendre depuis le matin, le c½ur serré.
          
          Le prince et ses chevaliers firent des tours de gardes en parcourant toutes la ville basse et la cour du château. C'est alors qu'ils s'endormaient presque, épuisés par l'inactivité, qu'une ombre cacha les rayons de lune. Le prince alertait par ce mouvement ramena ses soldats auprès de lui. La forme mouvante et sombre se rapprochait de plus en plus du sol. Des ailes d'aigle, un bec, des pattes de félin et des oreilles de cheval : la description était parfaite. C'était la bête, le griffon ! Ses plumes et ses poils étaient d'un rouge écarlate qui flamboyait à la lueur des torches.
          
          Le tocsin s'emballa alors que le danger apparaissait. L'animal poussa un cri assourdissant, qui recouvrir le bruit de la sonnette d'alarme, avant de piquer du nez vers les soldats. Armés de leurs lances, ils attendirent le commandement de Naruto pour lancer la première offensive. Alors que la bête n'était plus qu'à deux mètres d'eux, ils lancèrent leurs armes dans le ciel. Le rapace-félin les éjecta d'un coup d'aile avant de reprendre sa chasse. Les chevaux se dispersèrent alors que la bête allait atteindre le sol.
          
          Majestueuse sur ses pattes d'oiseau et de lion, la créature mesurait au moins quatre mètres de haut pour six mètres de large. Jamais les gardes n'avaient vu de telle créature. Elle était immense et avait un certain charisme. Un animal noble. Ils ne se laissèrent pourtant pas charmer par sa beauté car ils chargèrent vers lui, la lame de leur épée en avant. Poussant un nouveau cri strident, la bête pris une impulsion pour s'élancer de nouveau dans les airs, faisant vaciller quelques chevaux qui tombèrent, écrasant leur cavaliers. Le prince Naruto profita des ailes rabattues vers le sol lors du mouvement de l'animal pour sauter de son cheval et agripper le membre aviaire et ainsi lester la créature pour qu'elle reste au sol.
          
          Accroché vigoureusement à l'os qui prenait toute la longueur de l'aile, le blond essayait tant bien que mal de rester accroché alors que la bête ne cessait de se débattre dans des mouvements affolés et désordonnés. Le prince finit par être expulsé dans les airs après avoir entaillé l'aile de l'animal. Celui-ci s'envola alors immédiatement et péniblement avec son membre meurtri pour s'éloigner du château. Le prince fut récupéré par ses chevaliers, un peu sonné, mais fier d'avoir empêché une nouvelle mort et d'avoir réussi à atteindre la bête.
          
          Lorsque le soleil se leva, Naruto alla voir son père, lors du petit déjeuner,  pour lui expliquer tout ce qui s'était passé durant la nuit : l'apparition de la bête, le rodéo sur son aile, la blessure qu'il lui avait infligée. C'est à ce moment-là que Karui et la reine Kushina entrèrent dans la salle du trône. Karui semblait pâle, elle avait passé une mauvaise nuit dans ce château. Elle s'était tellement agitée dans la nuit qu'elle avait dû heurter l'une des colonnes de son lit avec son bras puisqu'un gros hématome y logeait. Cependant, tout ce qui lui importait à l'heure actuelle s'était d'aller retrouver Konan. Elle avait alors cherché la reine pour lui demander de prendre congé, mais cette dernière voulait absolument lui offrir le petit déjeuner, d'où la raison pour laquelle elles se trouvaient toutes les deux là.
          
          Ils s'installèrent tous autour de la table et des servants apportèrent les denrées. Karui regardait la famille manger tranquillement sans dire un mot. Le silence régnait, ce qui tapait sur les nerfs de la rousse. Elle se fichait de manger un bout avec la famille royale, pour certain cela devait être un honneur mais elle, elle ne voulait que retourner auprès de Konan et sa mère. Rien d'autre ne l'intéressait, c'est pour quoi elle interrompit le vide.
           
          « Merci pour votre hospitalité, mais j'aimerais partir, puis-je ? demanda-t-elle.
-          Vous n'avez encore rien mangé, dame Karui, s'indigna la reine. Prenez quelques choses au moins. »
           
          Karui se renfrogna légèrement, mais obtempéra tout de même. Elle tandis le bras pour prendre un bout de pain. Alors qu'elle saisissait la nourriture, Naruto lui prit le bras subitement. La jeune femme lâcha un cri - et le pain - sous le coup de la surprise, mais cela ne sembla pas gêner le blond.
           
             « Naruto c'est impoli ! s'exprima sa mère.
-          Comment vous êtes-vous fait ça ? demanda-t-il en montrant la blessure de Karui. Vous ne l'aviez pas hier.
-          Dans la nuit, j'ai le sommeil agité j'ai dû me cogner, répondit Karui sèchement, ne comprenant pas le geste du prince et le trouvant déplacé. Puis-je récupérer mon bras maintenant ? »
           
          Naruto le lâcha mais resta septique vu l'air songeur que prenait son visage. Karui, offensée, décida de se lever immédiatement pour partir. Elle prit la peine de saluer le roi et sa femme avant de lancer un dernier regard froid au prince. Une fois hors du château, elle se mit à courir jusqu'à la maisonnette bancale.
          
          Elle y arriva le souffle court et les jambes tremblotantes sous l'effort. Elle toqua à la porte avant de voir la petite fille lui ouvrir doucement. Elle lui offrit un sourire rassurant, mais l'enfant ne le lui rendit pas.
           
          « Comment vas ta mère Konan ? demanda Karui en s'accroupissant pour être à la hauteur de son interlocutrice.
-          Bien mais ce n'est pas grâce à vous ! Je vous ai attendu hier, longtemps et longtemps ! j'ai cru que vous étiez partie totalement avant d'apprendre que vous étiez avec le prince ! Il est donc plus important que ma mère ? dit-elle sèchement.
-         Bien sûr que non. Je suis désolée Konan mais le prince m'a retenu et... commença d'expliquer Karui.
-          Et vous n'êtes pas revenue ! Ma maman aurait pu mourir et vous, vous n'étiez même pas là, coupa-t-elle. Vous préférez le prince plutôt que moi !
-          Bien sûr que non ma douce. J'ai vraiment voulu revenir plus tôt, crois-moi. J'ai promis à ta mère de prendre soin de toi et je ne faillis jamais à aucune de mes promesses. Tu veux bien me laisser une seconde chance ? »
          
          L'espoir qui peignait les traits de la rousse finit par persuader Konan qui ouvrit la porte en grand pour laisser entrer l'adulte. Karui se dirigea vers le lit simple où était allongée celle qu'elle avait secouru. La dernière fois qu'elle l'avait vu, la femme était endormie, la peau blanche et brulante et ses jours étaient comptés. Aujourd'hui, elle se tenait assise et lui offrit un sourire dès qu'elle l'aperçu.
           
          « Mademoiselle ! s'exclama-t-elle en voyant Karui venir s'asseoir sur le bord du lit.
-          Comment allez-vous ? Le médecin a su vous requinquer semble-t-il.
-          Oui, grâce à vous ! Vous aviez raison, sourit la vielle dame.
-          Je vous l'avais bien dit, sourit la rousse. Vous avez besoin de quelques choses ? N'hésitez pas, je suis là pour vous !
           
          Karui passa la journée entière avec les deux paysannes. Oubliée la vie de château, cette histoire de griffon et le prince imbus de sa personne qu'elle ne supportait pas. Elle allait rester à Konoha encore deux trois jours pour s'assurer que la vieille femme soit totalement rétablie, puis elle repartirait chez elle ou bien elle s'aventurerait ailleurs à la recherche d'aventures.
          
          Le soir, alors que les deux hôtes étaient endormis, quelqu'un frappa à la porte. Karui se redressa de sa chaise et alla ouvrir pour tomber nez à nez avec le prince. Le sommeil caressait sa peau et alourdissait ses paupières.
          
          « Que voulez-vous ? demanda-t-elle en lâchant un bâillement.
-         Vous avez dit que les griffons aimaient l'or, n'est-ce pas ? commença le prince. Pourtant, hier soir il nous a attaqué sans raison véritable. Nous ne possédions pas d'or sur nous, de même pour le villageois de la basse ville.
-          Où voulez-vous en venir ? s'impatienta la rousse.
-         Pourquoi s'est-il attaqué à nous ? Et d'où vient-il ? continua Naruto. J'ai regardé dans les archives du royaume, nous n'avons jamais été attaqués par ses bêtes à défaut du royaume de Kumo dont vous venez. Et mystère surprenant, le griffon est arrivé en même temps que vous et c'est vous qui nous en avez parlé.
-          Vous insinuez que j'ai amené le griffon avec moi ? s'irrita Karui.
-        C'est ma foi ce que j'ai pensé, mais où l'auriez-vous caché ? Nous avons fouillé tout le secteur et pas la moindre trace de l'animal, répondit le blond.
-          Alors quoi ? Que voulez-vous dire ?
-          Et si c'était vous le griffon ? conclut-il. »
           
          La rousse resta bouche bée quelques instants avant de partir en un fou rire. Elle, le griffon ? Et elle ne s'en serait jamais aperçue ? C'était impensable et inimaginable. Ce prince devait avoir un problème pour arriver à une telle conclusion. Reprenant une attitude normale, Karui ne put s'empêcher d'avoir un sourire mesquin.
           
          « Vraiment ! Est-ce là le prince de Konoha ? Je ne donne pas cher de votre royaume lorsqu'il sera en votre possession. Je ne suis pas un griffon, j'ai parcouru beaucoup de pays, beaucoup de forêts, j'y suis restée plus ou moins longtemps mais jamais je n'ai vu de griffon ou même entendu parler. Alors si vous voulez bien retourner dans votre château et me laisser tranquille je vous en serez gré ! déclara la rousse.
-          Et pourquoi vous croirais-je ? Vous pourriez très bien me mentir. Vous avez peut-être l'intention de faire tomber le royaume de Konoha au profit de Kumo, vous seriez une mercenaire magique. Je vous ferais brûler sur le bucher. »
          
          Tout en parlant, le prince avançait vers Karui avec un air menaçant sur le visage. Karui ne riait plus, le prince semblait vouloir s'en prendre à elle véritablement et croire en ses hallucinations. Elle s'empressa de récupérer son épée, prête à en découdre avec le prince mais un grognement inhumain l'en empêcha. Le grognement ou bien le cri, elle ne saurait vraiment dire, emplit la pièce faisant vibrer les murs fragiles. D'un même mouvement, Naruto et Karui tournèrent la tête vers le coin de la maison où se trouvait le lit de la vieille femme. Celle-ci dormait paisiblement mais à ses côtés une masse rousse semblait grossir encore et encore précisément là où se tenait Konan. Mais la petite fille avait disparu.
          
          Le prince dégaina son épée qu'il pointa vers la créature qui mutait. Des pattes de lion et des plumes d'aigles poussaient sur le corps non identifiable de Konan. Bientôt deux ailes apparurent sur son dos. La créature était encore petite mais ses membres grossissaient à vue d'½il. Elle descendit du lit lorsque les deux pattes d'oiseau apparurent. Les yeux de la créature, d'un mauve ténébreux, se braquèrent sur la lame scintillante du prince. Elle ne prit pas peur, au contraire, elle reconnaissait son adversaire. Elle s'avança doucement et à chaque pas, elle prenait sa taille d'origine. Bientôt la maison serait trop petite pour contenir la bête. Coincée entre les quatre murs, la créature étira ses ailes d'un coup sec. La maison s'effondra. Le prince se jeta sur Karui pour lui éviter de recevoir des bouts de plafond qui dégringolaient avant de se fracasser sur le sol.
          
          Accroupis sous la table qui leur était tombée dessus, les deux jeunes gens essayaient de s'extirper de leur cachette. Une fois tous les deux debout, ils pouvaient contempler le monstre légendaire dans toute sa splendeur. Karui en resta bouche bée et si le prince ne l'avait pas poussé à temps, elle aurait été broyée dans le bec de l'animal.
          
          « Qu'est-ce que .. ? demanda Karui, incrédule.
-          Le griffon ! Il faut le tuer ! déclara le prince avant de lancer l'offensive.
-          Non ! cria la rousse. Je... Je crois que c'est Konan, murmura-t-elle.
-          C'est un monstre qui a essayé de nous tuer et qui a déjà fait un mort ! Ressaisissez-vous ! »
          
          Le prince ne vit aucun changement dans l'attitude de Karui, il décida donc de la laisser là pour attaquer son ennemi. Le griffon était partit dans les airs pendant leur petite discussions afin de prendre plus de vitesse pour son attaque meurtrière. Arrivée à la bonne hauteur alors que le tocsin retentissait au loin, elle se laissa tomber tête la première sur la minuscule silhouette de celui qui l'avait blessé. Naruto ne recula pas, la pointe de son épée en avant, il restait campé sur place, prêt à l'affrontement direct. Aucune peur n'émanait de lui. Son attitude était celui d'un homme prêt à mourir pour en sauver d'autre. Son attitude habituelle était gommée pour donner le meilleur de lui-même : il était un vrai prince à cet instant.
          
          Konan transformée en griffon fonçait sur le blond, le bec et les serres prêts à le lacérer. Le cure-dent pointu qu'il tenait ne l'effrayait pas. La rage la contrôlait. Il était venue la reprendre, la tuer même ! Il en voulait à Karui. Il l'avait déjà écarté une fois, il ne pouvait lui reprendre. Occultant ses pensées de petite fille, devenant purement le monstre, elle poussa un cri assourdissant lorsqu'elle s'approchait de la tête blonde. Mais celle-ci lui passa sous le bec sans qu'elle ne puisse la toucher et une épée à la lame aiguisée lui transperça le flanc avant qu'elle ne retourne dans les airs.
          
          Karui se tenait là, devant le prince au sol, l'épée poissée de sang, le c½ur palpitant. Elle n'avait pas réfléchi, elle avait agi. Elle ne voulait voir personne mourir tant qu'elle ne s'était pas battue. C'est pour ça qu'elle avait sauvé Konan et sa mère dans la forêt. Elle agissait avant toute chose : son instinct prenait le dessus.
          
          Le griffon hurla à la mort. Un filet de sang continu s'étendait de son corps meurtri à quelques mètres plus bas sur le sol. La bête perdait ses forces, son aile déjà blessé avait une nouvelle fois été touchée par l'arme acérée. Elle finit par se poser au sol dans un râle bestial alors que le prince se redressait, l'épée à la main. La bête fixa les mouvements de Naruto avec force et lorsqu'il fut assez prêt d'elle, elle chargea vers lui, la gueule ouverte. Le jeune homme se décala sur le côté avant d'abattre son épée dans la chair du monstre et de découper son aile d'un coup net. La créature hurla à la mort jusqu'à ce que ses vociférations deviennent des cris humains camouflés par une déferlante de larme.
          
          La petite Konan qui avait repris son apparence humaine se tenait l'épaule gauche d'où ne découlait plus qu'une trainée de sang. L'aile quant à elle se métamorphosa en bras inerte. L'horreur de la scène secoua Karui qui voulut accourir vers l'enfant, mais elle fut retenue par la poigne ferme du prince dont l'attitude était toujours celle d'un guerrier.
         
          « Nooon ! Konan ! hurla une voix féminine. »
          
          La vieille femme, amochée par les décombres de la maison qui l'avait recouverte, accourut auprès de son enfant qu'elle prit dans ses bras.  La petite fille avait cessé de crier, mais ses pleurs dévalaient toujours souillant son visage de porcelaine.
          
          « Comment avez-vous pu ? Vous deviez en prendre soin pas la tuer ! s'égosilla la vieille femme à l'encontre de Karui.
-          Je... ne sut-elle que répondre.
-         Cette enfant est en état d'arrestation pour utilisation de magie à des fins criminelles, intervint Naruto.
-          Elle n'a rien fait de mal ! Elle n'a jamais voulu être comme ça ! Ce sont les druides ! Ils l'ont abandonné dans la forêt lorsqu'ils ont compris qu'elle n'avait aucun pouvoir malgré le sang magique qui coulait dans ses veines. Ils l'ont donc maudite avant de l'abandonner. Elle n'y ait pour rien du tout ! s'écria la vieille femme avant de partir en une quinte de toux, secouant le frêle corps de Konan.
-          Cela n'a aucun incident sur son jugement, resta de marbre le blond.
-          Vous ne pouvez pas faire ça ! Ce n'est qu'une enfant, elle n'a rien fait de mal ! continua la vielle folle. »
           
          Le prince rengaina son épée alors que les chevaliers arrivaient en courant sur le lieu du drame, alerté un peu plus tôt par le tocsin. Karui ne savait pas quoi faire, ni quoi dire. Elle était totalement perdue, elle voyait cette petite fille en sang et  cette vieille dame qui l'avait adopté se faire emmener par les gardes sous ordres du blond. Elle avait tout déclenché : elles les avaient ramenés ici, elles les avaient sauvées. A cause d'elle un homme était mort... Perdu dans sa torpeur ce fut le prince qui l'en sortit.
           
          « Karui, est-ce que ça va ? C'est un spectacle horrible pour une femme, je suis désolé de vous avoir mêlé à cette histoire et je suis désolé de vous avoir accusé, dit-il avec une voix beaucoup plus douce que celle qu'il avait utilisée jusque-là.
-          C'est une enfant... geignit la jeune femme.
-          Une enfant qui a tué un homme il y a deux nuits et qui a blessé quelques chevaliers la nuit dernière, déclara doucement le prince.
-          Et sa mère ?
-          Elle sera jugée elle aussi. C'est elle qui a ramené le griffon en connaissance de cause, nous ne pouvons passer outre. Je suis désolé, c'était vos amis.
-          Non, je ne les connaissais pas plus que ça, mais je m'étais attachée à elles, finit par dire Karui. Pourrais-je rester jusqu'à ce que leur sort soit décidé ? demanda la rousse. »
           
          Le prince approuva et tous deux suivirent les gardes et les prisonnières pour retourner au château. Konan fut prise en charge par le médecin Kakashi alors que Naruto et Karui allaient rendre compte au roi de ce qui s'était passé. Il fut décidé que le roi interrogerait la vieille dame le lendemain avant de choisir sa peine et que si la jeune fille survivait à ses blessures, elle resterait enfermée dans les cachots du château. Le reste de la nuit se passa sans un bruit. Karui retrouva la chambre qu'on lui avait prêtée mais ne parvint pas à dormir un seul instant. Son esprit était empli de tellement d'images du drame, mais aussi de la petite Konan qui priait pour que sa mère s'en sorte et de la mère bienveillante qui voulait que sa petite fille soit sauve.
          
          Le lendemain arriva bien trop vite. Les conseillers entourés la famille royale alors que la vielle dame était à genoux, sur le sol de pierre, les mains menottées. Karui était adossée à une colonne dans l'ombre, ne devant pas intervenir dans ce procès. Son c½ur était serré et elle ne savait que penser. Elle espérait sincèrement que le jugement serait équitable. Ils attendaient tous l'arrivée de Konan et de Kakashi, mais celui-ci arriva seul, le visage grave.
           
          « Sir, je suis désolé mais l'enfant n'a pas survécue, déclara-t-il avant de s'incliner. »
           
          La vielle femme ne réagit pas. Elle semblait abattue et s'obstinait à regarder le sol, la tête basse. Personne ne pouvait lire les émotions qui passaient sur son visage. Karui quant à elle avait la gorge nouée et sentait les larmes venir au bord de ses yeux, mais elle resta forte. Aucune ne coula sur ses joues. Le roi acquiesça avec une mine grave et renvoya le médecin à ses occupations.
           
          « Nous allons commencer le procès de madame Ame*, commença le roi d'une voix solennelle alors que son scribe prenait déjà des notes. Madame Ame approuvez-vous le fait que vous avez adopté une enfant druide ?
-          Oui.
-          Et saviez-vous qu'elle était un griffon dangereux ?
-          Elle n'est pas dangereuse, dit-elle fermement.
-          Comment expliquez-vous son comportement de ces derniers jours et la mort du villageois ? intervint alors Naruto.
-      J'étais souffrante, je ne pouvais pas la calmer. Elle voulait me protéger des êtres qui s'opposaient à mon rétablissement, s'écria la vielle en défiant du regard le prince.
-          Alors pourquoi s'en est-elle prise à moi ? continua-t-il.
-          Vous aviez emmené Karui alors que la fièvre me prenait ! persiffla-t-elle de mauvaise grâce.
-          A-t-elle un lien avec le griffon ? demanda Naruto
-          Elle était attachée à Konan et elle nous a sauvées la vie il y a quelques jours.  
-       Elle est donc disculpée de toute poursuite, déclara Naruto. Maintenant expliquez-nous pourquoi le griffon s'en est pris au villageois.
-          Konan ! Elle s'appelle Konan ! s'écria la vielle femme. C'était un fou, il l'avait maltraité plusieurs fois, elle voulait se venger c'est tout !
-          Pourquoi maintenant ? reprit le roi. Et pourquoi ne pas avoir fait remonter l'information jusqu'à nous pour que l'on puisse vous aider ?
-          Je l'ai dit ! Au prince, mais rien ne l'intéresse si ce n'est sa propre personne, cracha la femme. »
           
          Les regards convergèrent vers Naruto qui ne semblait pas se rappeler de cet événement. Son visage se ferma alors, reprenant un air menaçant, mais il ne dit plus rien. Le roi soupira avant de reprendre le procès.
           
          « Pourquoi a-t-elle donc tuer ce pauvre homme maintenant ? reprit le roi.
-          Parce que je ne pouvais pas la stopper, parce qu'il a dû dire quelques choses de mal. C'était de la légitime défense simplement !
-          On ne tue pas un homme pour se défendre d'une injure, rectifia le roi sans brusquerie. Et cette malédiction, quelles étaient ses conséquences ? Comment arriviez-vous à la calmer pour reprendre vos mots ? s'intéressa le roi.
-          Lorsque Konan s'endormait la bête reprenait le dessus. Konan hurlait et grognait lorsque la transformation s'opérait mais pour calmer la bête je lui chantais une berceuse. Il suffisait d'endormir le griffon qui vivait en elle... Elle ne savait même pas ce qu'elle était, ce qu'elle faisait !
-          Je vois. Malheureusement, pour avoir amené un griffon meurtrier à Konoha, vous serez banni du royaume pour éviter que les événements ne se répètent, proclama le roi après une courte réflexion. Vous avez jusqu'à la tombée de la nuit pour partir.
-          Non mon roi, je vous en prie ! Je suis née ici et je souhaite mourir au c½ur de Konoha. C'est le seul endroit que j'ai, je ne saurais pas où aller ! Je vous en prie, mon roi ! supplia la vieille femme. »
           
          Le roi resta catégorique avant de sortir de la salle du trône avec sa femme. La vieille pleura une nouvelle fois, toujours recroquevillée sur le sol. Elle semblait plus vieille encore et plus fragile que jamais. Elle avait tout perdu en une nuit : sa fille et sa ville. Karui était restée muette, elle avait regardé la scène de loin sans pouvoir intervenir. De toute façon, elle ne savait pas ce qu'elle aurait pu dire ou pu faire. Le roi avait pris une décision juste et maintenant elle savait pourquoi Konan avait attaqué Konoha. Elle aurait aimé aider la petite fille, mais elle ne le pouvait pas. C'était trop tard...
          
          Deux gardes empoignèrent la vieille qui se laissa tirer sur le sol. Ils allaient l'amener hors du château et rester avec elle jusqu'à ce qu'elle quitte la ville. Elle allait retrouver sa maison en ruine, récupérer les quelques affaires qui lui restaient et vagabonder sur les routes. Comme le faisait Karui. Seulement elle, elle l'avait choisi, elle aimait cette vie...
          
          Elle soupira, lasse de cette histoire et de ces réflexions moroses. Il fallait qu'elle se vide l'esprit, qu'elle change de pays, qu'elle retrouve sa joie de vivre. Elle ne doutait pas d'y arriver, ça prendrait juste un peu de temps d'oublier la petite Konan. Elle sortit de l'ombre et se dirigea vers la porte restée ouverte après le passage des gardes. Il ne restait plus que le prince dans la pièce, toujours au même endroit, silencieux.
           
          « Je ne me souviens même pas de cette femme ni de ce qu'elle m'a dit le jour où elle voulait trouver réparation auprès de moi, dit-il à voix haute. Et je suppose qu'il y en a beaucoup comme ça, qui attendait de moi un geste, mais qui n'ont eu que mon refus. Je suis censé être le futur roi, vouloir le bien de mon peuple, l'aider dans tous les cas de figure et jusqu'à maintenant je n'ai rien fait de tel. C'est vrai que lorsque Konoha est attaqué, je suis le meilleur chevalier et je n'ai pas peur d'y rester si mon peuple est sauf. Mais en dehors de ça, je suis un moins que rien...
-          Je ne sais pas quoi vous répondre, dit Karui après quelques instants de silence.
-          Vous m'avez fait la réflexion que je préférais laisser une personne mourir pour sauver mon peuple entier, c'était vrai. Je me fichais bien du sort de cette vieille femme, et aussi qu'elle avait une fille qui se retrouverait seule à sa mort par ma faute. Je pensais d'abord au bien du peuple entier, de ce que je pouvais lui apporter véritablement : la sécurité. Mais je me trompais, si tout le monde meurt mais que je ne pense qu'à la sécurité du peuple en entier bientôt il ne me restera plus que trois sujets sur qui veiller. Vous m'avez ouvert les yeux, Karui, sur ce qu'était être un bon roi, un bon prince. Vous avez sauvé deux inconnues, vous vous êtes inquiétée de leur sort, mais vous avez trouvé du temps pour m'informer sur les griffons. Vous vous êtes excusez humblement face à cette petite fille, vous avez reconnu vos torts. Et là, alors qu'on jugeait les personnes que vous aviez protégées, vous n'avez pas contredit le jugement du roi, parce que vous saviez qu'il était juste. Vous êtes plus noble de c½ur que moi, déclara-t-il en l'observant dans les yeux. Mais je vais changer, pour être un meilleur roi. Merci. »
           
          La jeune femme fut surprise par les dires du prince. Il n'était plus l'arrogant petit roi. Il avait fait tomber le masque pour devenir sincère.  Karui croyait en ses paroles. Il s'était métamorphosé et elle était heureuse d'y avoir contribué, à sa manière. Elle lui offrit alors un sourire rayonnant.
           
          « Mieux vaut tard que jamais prince ! Maintenant, il est temps pour moi de partir de Konoha, dit-elle ne sachant pas vraiment comment finir cette conversation.
-          Où allez-vous ?
-          Je ne sais pas encore, je verrais bien où mes pas me mèneront !
-          En tout cas, sachez que vous êtes la bienvenue à Konoha et au château si un jour vous repassez par ici, dit-il avant de s'incliner légèrement.
-          Merci, Sir ! »
           
          Karui fit une révérence maladroite avant de sortir du château. Elle enfila une nouvelle fois sa capuche, vérifia que son sabre était bien accroché dans son dos et s'éloigna du château. Elle avait vécu une nouvelle aventure extraordinaire. C'était bien différent de ce qu'elle vivait habituellement, mais elle en ressortait grandi. Elle espérait, cependant, que sa prochaine destination ne lui réserverait pas encore un drôle de tour. Tant d'histoires pour une malédiction, pour une petite fille qui se transformait en monstre, pour une vieille femme qui aimait l'enfant qu'elle avait adopté. 
            
Fin. 
  
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'Lut, 
Voici le One Shot pour le concours de Boo !
Le thème principal était la transformation, physique ou mentale. J'ai décidé qu'elle serait physique.
Le One Shot devait aussi se passer dans un univers de Fantasy et je dois avouer que ça tombait très bien parce que je voulais écrire une histoire un peu à la Roi Arthur et grâce à Boo j'ai pu le faire.
Je me suis fortement inspiré de la série Merlin pour écrire l'histoire.
La malédiction des Druides et la trasnformation en griffon sont les idées que j'ai pris de la série mais j'ai tout modifier à ma sauce et je dois dire que j'en suis assez fière.
Je dois avouer qu'à la base je ne savais pas quel personnage j'allais utiliser. Puis l'évidence c'est fait sur Karui pour son caractère ( que j'ai essayé de respecter un tant soit peu, mais c'est mon premier coup d'essai avec elle).
Et comme le personnage est roux, ça allait juste magnifiquement bien mais à la base c'était pas prévu !
 Le personnage de Narutoquant à lui  est OOC dans ce récit pour la simple et bonne raison qu'il est censé être un prince imbu de sa personne qui a toujours eu tout ce qu'il voulait quand il le voulait. En grandissant ainsi et dans son milieu, il ne pouvait qu'être ainsi, bien qu'à la fin il change de comportement. Désolée pour ce qui aime Naruto mais c'est un choix tout réfléchit !
Voili voilou,
J'espère que ça vous a plu ! N'hésitez pas à me dire quoi.
Est-ce que ce genre d'histoire médiévale vous plait ? En voulez-vous d'autres ? 
Merci d'avoir lu ♥
Z"houbix
Hina

Tags : One Shot

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Comments :

  • KonohaReading

    03/07/2017

    Hello~
    Tu as reçu l'avis d'un bénévole : http://konohareading.skyrock.com/3294125344-FEUILLE-90.html

    Mél.

  • Histoire-Diverse

    15/06/2017

    Elle a bien raison et je trouve ça vraiment bien et courageux de se lancer dans ce challenge-là ! Oh ne t'inquiète pas, quand j'aurais posté mon prochain chapitre, je te laisserais un commentaire avec le lien et tu viendras quand tu pourras et quand tu en auras envie :)

    Oui, c'est un gros challange pour moi, surtout que je n'aime pas les langues vivantes mais bon, si je veux progresser, il faut que je parle que en francais. Votre texte ma fais forte impression et j'aime le style employé aussi.

  • Konkurentsiya

    22/05/2017

    Yo.

    Les résultats du sixième concours sont arrivés !
    J'ai encore un petit peu de retard mais rapport à avant ça va.
    > http://konkurentsiya.skyrock.com/3294483608-Resultats-du-sixieme-concours.html

    Bisous.
    Boo'.

  • Konkurentsiya

    20/05/2017

    Bon bah j'ai fini. Il me reste plusqu'à attendre l'autre jury mais je crois que je vais faire une nanonce demandant de l'aide...

  • Konkurentsiya

    14/05/2017

    J'étais passé pour faire ma critique et donner ma note mais finalement je vais m'arrêter à la moitié parce que je suis fatiguée et je pense que ma critique sera moins bonne. :c

    QDN : Ah ça y est ? RIP

  • Dadetine

    06/05/2017

    Merci merci x)
    Haha bah écoute de rien ~ Maintenant j'ai plus qu'à attendre l'avis de Boo et de l'autre jury en espérant qu'ils soient aussi positifs que le tien x)
    ------------------------------------------------------------
    Je te le souhaite bien !

  • Dadetine

    06/05/2017

    Yo ~
    Haha c'est vrai, j'ai du choisir entre les deux à l'inscription pour le concours mais j'ai aussi voulu faire les deux, bien que celle de Naruto soit moins visible x) *la fille qui aime se compliquer la vie *
    C'est exactement ça et je suis contente que ça t'ait plu :)
    Ouais, j'avoue, hier en relisant je me disais que Minato était inexistant dans cette histoire mais j'arrivais pas à visualiser comment lui donner plus d'importance sans pour autant modifier trop de chose dans l'histoire. Du coup jusqu'au concours il sera comme ça et après je modifierais pour qu'il est plus de consistance :)
    Merci beaucoup en tout cas ♥
    --------------------------------------------------------------------------------------------------------
    J'aime bien ce que ça donne en tout cas ^^
    Et bien écoute, merci à toi pour cet OS !
    Bisous

  • xSak

    01/05/2017

    Mon commentaire s'est-il bien envoyé ? J'ai un doute x)

  • xSak

    01/05/2017

    Pouaaaah ! J'adore ton one-shot. D'habitude je n'aime pas trop ce genre d'histoire, mais la pour le coup c'est réussi !
    Un très beau conte, très bien réalisé et qui donne l'eau à la bouche.
    Comme d'habitude, tes histoires sont très bien écrites, un vrai bonheur !

  • Dadetine

    01/05/2017

    Coucou !
    Tu parles d'une transformation physique, mais on peut presqu'apercevoir une transformation mentale aussi (Naruto qui prend conscience de son comportement et désire le changer)
    Bref, sinon, c'était une lecture sympa, sans complexités et agréable à lire. Ni blanc, ni noir, c'est ce qu'on pourrait dire pour la justice dqns ce royaume. La pauvre Konan n'a été qu'une victime, mais ne pas la juger aurait pu amener un certain chaos chez les citoyens. Mais la mirt l'a emporté, enlevant un poids des épaule de la famille royale.
    Je trouve juste dommage la presque transparence de Minato. Il agit, mais je n'ai pas vraiment senti sa présence.
    Sinon, j'ai apprécié ld personnage de Karui, en elle j'ai pu imaginer les héros aventurier que l'on peut incarner dans les jeux videos, cela ressemblait à une halte pour une quête mystère.
    Donc je suiw contente d'avoir lu cet OS !

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